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VEA : rencontres inter-équipes

Trois réunions "de district" en mai sur le thème : Le pays de nos soifs se changera en source à la lumière du Christ.

Du Jeudi 10 au Jeudi 31 mai

 

VIVRE ENSEMBLEL’EVANGILE AUJOURD’HUI « VEA »

Rencontres deséquipes du Valenciennois à Hérin le 10 mai 2007, de l’Avesnois à Colleret le 25mai 2007 et du Douaisis à Sin le Noble le 31 mai 2007.

 

Ces réunions de proximité ont rassemblé globalement une cinquantaine de participants.

Au milieu de l’année apostolique,il était proposé de porter notre réflexion sur le fil rouge de l’Assemblée générale d’octobre 2006 du Mouvement : Le pays de nos soifs se changera en source à la lumière du Christ. La lecture du passage de l’Evangile relatant la rencontre de Jésus  avec la Samaritaine ( Jean 4, 1-14 ) a  servi de base à notre démarche de Révision de Vie avec en idée force la demande de Jésus :« Donne-moi à boire »

 

Expressions relevées sur le « donne moi à boire » : Aide-moi à me remettre debout – prendre le temps d’écouter, de regarder – se mettre au niveau de – être disponible à l’autre –oser demander aux autres – savoir demander à l’autre – faire preuve d’humilité– faire grandir l’autre – accepter l’autre tel qu’il est – aller vers les autres

 

Parmi les multiples et divers faits de vie ainsi que témoignages forts rapportés lors de ces réunions, l’accueil d’une personne dans la détresse a retenu  notre attention s’inscrivant bien dans la démarche proposée :

1)     Vivre :

« Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits »

Ai-je un jour été interpellé par ce « Donne-moi à boire » ? Par qui ? En quelle circonstance ?

  • Dans mon travail, j’ai des rapports corrects avec mes collègues sans me mettre en avant. Un soir, une collègue sonne à ma porte et me demande de l’héberger. Elle est restée trois jours chez moi pendant lesquels elle m’a raconté sa vie. Un grand respect s’est instauré dans nos conversations. Je lui ai rappelé qu’elle était épouse et mère. Elle a accepté de retourner dans son foyer si je l’accompagnais.

2)     Comprendre :

« Comment ?Toi, un Juif, tu me demandes à boire à moi, une femme samaritaine ? »

            Pourquoi moi, avec toutes mes peurs, mes craintes d’aller de l’avant ?

  • Quand je l’ai raccompagnée chez eux, son mari nous a accueilli. Devant elle, il m’a donné sa version des faits : elle est souvent habillée  « sexy » et il est un peu jaloux ; le gros problème dans le couple est leur fils qui se drogue. La confiance s’est installée entre nous dans ce dialogue.

3)     Reconnaître :

« Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire »

Comment reconnaître le visage de Dieu dans le regard posé sur nos frères qui nous demandent à boire ?

  • Cette collègue était malheureuse et manquait de confiance en elle. En lui ouvrant ma porte, en l’accompagnant,  j’ai eu sur elle un regard qui l’a fait revivre et oser aller au devant de son mari malgré la crainte de se voir rejetée de nouveau.

4)     Changer :

« Celui qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif… »

           Comment porter aux autres de cette eau que j’ai reçu du Christ par mon baptême ?

  • Entamée depuis trente années, leur vie de couple perdure. Suite à cette séparation épisodique, ils ont pris conscience de la futilité de leurs comportements réciproques et  qu’ensemble, ils devaient aller vers leur fils lequel a accepté de se soigner et de travailler. Ils se voient tel qu’ils sont.

 

 

 

 

De la reprise de nos expressions par notre aumônier diocésain le Père André Visticot, en relation avec le texte de l’Evangile, nous retenons :

  • Comme la Samaritaine, nous sommes dans le quotidien de la vie avec ce Jésus que nous rencontrons constamment dans l’autre que nous croisons le plus souvent sans nous en apercevoir.
  • Comme Jésus, nous sommes fatigués, assis sur le bord de nos routes.
  • La parole « Donne-moi à boire » nous fait passer d’une attitude de méfiance à une attitude de comportement faisant naître le dialogue.
  • Il y a un besoin de témoignage et suite à ces échanges, on ne repart plus comme avant.
  • Quoique nous n’en voyions pas de résultats immédiats, notre croyance au Christ passe au travers de nos actions quotidiennes.

 

Roger Roussel

                                                                                                    Responsable diocésain VEA

Article publié par catherine priester • Publié Dimanche 17 juin 2007 • 4050 visites

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